lundi 20 février 2017

Corruption à droite, rassemblement à gauche

La course folle qu'est devenue la période de campagne électorale n'en finit plus. Tout d'abord Marine Le Pen, qui apparemment reviendrait sur ses déclarations, dément avoir reconnu l'emploi fictif de son garde du corps comme assistant parlementaire. Alors qu'elle prétexte une régularisation par le Parlement européen, celui-ci la affirme toujours le contraire. Du côté de l'affaire Fillon on sait qu'il n'y aura pas de classement sans suite "et l'affaire s'achemine pour l'instant vers des poursuites" a-t-on appris dans l'humanité ce matin. Au grand mépris de l'enquête en cours, le candidat républicain, estimant que "ce n'est pas à la justice de décider", est donc toujours en course. Si ce n'est pas le cas de leurs projets respectifs, les deux candidats ont tout de même réussi à faire un buzz énorme...autour du hashtag #StopCorruption. Des rassemblements ont eu lieu dans presque 30 villes du pays pour protester contre ce fléau.

Côté PS, Benoît Hamon se veut toujours "l'architecte d'une union de la gauche", la veste lui semble pourtant difficile à porter. En effet, si Jean-Luc Mélenchon lui demande de s'engager à ne passer aucun accord avec Emmanuel Macron, c'est qu'il redoute bien l'intention de "ratisser large" du candidat PS. Une façon de faire de la politique dont les gens ne veulent plus. Place au rassemblement, comme nous le montre le journaliste et initiateur du mouvement Nuit Debout, François Ruffin. Celui-ci sera officiellement candidat aux legislatives dans la Somme, et avec le soutien de "l'ensemble des forces de gauches hors PS. Cela inclut tout de même le PCF, France Insoumise, EELV et Ensemble. Un bel exemple que ce rassemblement est non seulement nécessaire, mais bel et bien possible. Reste à voir si l'enthousiasme va se répandre sur d'autres circonscriptions.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire