samedi 4 février 2017

Réduire l'extrême pauvreté et la faim?

Le caractère paradoxal de la lutte contre la pauvreté dans un système capitaliste d'exploitation toujours plus appauvrissant. Les politiques actuelles menées par les agences de développement des pays industrialisés dans les pays d’Afrique de l’ouest ne permettent pas de lutter efficacement contre la pauvreté. De plus elles participent à un accroissement des inégalités entre les territoires ruraux et urbains. Ces politiques de développement n’ont rien “d’humanitaire” si ce n’est le nom. Dans la majorité des cas elles consistent à convaincre les Etats d’accepter des millions. Bien sûr à taux préférentiels, mais en échange de politiques nationales plus souples favorisant la libéralisation de l’économie. Notamment l’ouverture des marchés aux entreprises internationales. 

Dans le domaine agricole, l’entrée des multinationales s’est soldée par une destruction violente de l’agriculture locale, pourtant si importante dans ses sociétés. L’Afrique n’a jamais produit autant de richesses et l’agriculture n’a jamais été aussi performante. Pourtant les populations rurales n’ont jamais été aussi pauvres et l’écart avec les villes ne cesse d’accroitre. Beaucoup de régions rurales n’ont souvent aucun accès aux produits de première nécessité, aux services basiques de santé, d’éducation ou de transport. Endettement, exploitation et appauvrissement sont tout ce que peut offrir aux populations ce “libéralisme à tout prix”. La situation est intenable, l’extrême pauvreté des territoires ruraux les plus touchés est un désastre humanitaire. Pourtant cette histoire ne fais pas la une en Europe ni en France. Pire, on préfère parler de migrants économiques venus d’Afrique de l’Ouest, oubliant au passage que ce n’est pas l’accueil execrable qu’on leur réserve en Europe qui les a forcé à partir, mais l’extrême pauvreté qui les afflige.  

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